Face à l'aggravation de la pollution plastique en République démocratique du Congo, Greenpeace Afrique a réuni à Kinshasa des représentants des institutions publiques, de la société civile, du monde universitaire et des experts en droit de l'environnement afin de réfléchir au renforcement du cadre juridique national. L'objectif est de doter le pays d'instruments plus efficaces pour prévenir et réduire les effets de cette pollution sur l'environnement et la santé publique.
Au cours de cet atelier, les participants ont dressé un état des lieux de la réglementation congolaise relative aux plastiques et identifié les insuffisances qui limitent son application effective. Les échanges ont également porté sur les réformes nécessaires pour adapter la législation nationale aux défis actuels, notamment en matière de production, d'utilisation et de gestion des déchets plastiques.
Selon Greenpeace Afrique, la pollution plastique constitue aujourd'hui l'une des menaces environnementales les plus préoccupantes pour la RDC. Malgré l'existence d'un décret interdisant certains emballages plastiques à usage unique, son application demeure limitée, favorisant la prolifération des déchets dans les villes, les rivières et les espaces naturels.
L'organisation estime qu'un renforcement du cadre juridique doit s'accompagner d'une meilleure coordination entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les entreprises et les organisations de la société civile. Les participants ont ainsi plaidé pour une mise en œuvre plus rigoureuse des textes existants, le développement d'alternatives durables aux plastiques à usage unique et une sensibilisation accrue des populations.
Les discussions interviennent dans un contexte où les négociations internationales sur un traité mondial contre la pollution plastique gagnent en importance. Greenpeace Afrique encourage la RDC à jouer un rôle actif dans ce processus et à aligner sa législation nationale sur les futures obligations internationales afin de mieux protéger les écosystèmes et les communautés.
À l'issue des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le dialogue entre les différentes parties prenantes afin de proposer des réformes concrètes susceptibles d'améliorer la gouvernance environnementale du pays. Pour Greenpeace Afrique, seule une action concertée, soutenue par un cadre juridique solide et effectivement appliqué, permettra de freiner durablement la pollution plastique en République démocratique du Congo.
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