L'organisation Greenpeace Afrique n'attend pas de la part commission ad hoc chargée de revisiter les concessions forestières indexées par le rapport IGF des résultats satisfaisants.
Greenpeace Afrique estime que le fait que la VPM en charge de l'Environnement et Développement durable, Ève Bazaïba, ait placé dans ladite commission quelques membres de l'administration qui est également citée comme l'une des parties qui a favorisé le bardage des forêts congolaises.
"En réalité, nous savons comment ça fonctionne dans notre pays. La commission va faire son travail. Et nous l'avons dit il y a quelques jours : comment une administration qui est impliquée dans ce rapport, qui a été citée implicitement comme étant l'une des parties qui a joué un rôle important dans la destruction de nos forêts. Comment peut-on avoir une quinzaine de personnes de l'administration forestière qui vont jouer un rôle capital dans cette commission ? Donc, c'est impensable d'attendre un résultat satisfaisant après les enquêtes de cette commission. Parce que nous pensons que les mêmes personnes citées dans le rapport d'audit de l'IGF seront les mêmes qui vont jouer le rôle important dans la commission", a expliqué Patient Muamba, chargé de campagne forêt chez Greenpeace Afrique.
Et d'ajouter :
"Nous savons qu'à la fin ils vont dire des choses qui vont les protéger. Nous pensons que la commission qui est mise en place va jouer le rôle de l'administration et les résultats ne vont pas refléter la réalité du terrain".
Quoi qu'il en soit, Greenpeace Afrique et beaucoup d'autres organisations de la société civile environnementale de la République démocratique du Congo pensent que quels que soient les résultats que cette commission va apporter, la justice doit jouer son rôle. Elle doit se saisir du dossier.
Auguy Mudiayi
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